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Récits d'accouchement

Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /2010 09:00

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Pour lire le récit de la naissance de Victoire : cliquez ici.

Je ne résite pas à l'envie de vous mettre le mail bien sympathique de Jouls !

"Bonjour Mamanzen,

Merci d’abord pour ce chouette blog que tu tiens ! C’est devenu une de mes références, même si j’ai moins de temps pour aller m’y balader, maintenant que j’ai repris le travail après la naissance de ma petite Victoire (5 mois).

J’aime beaucoup ta rubrique « récits d’accouchement ». Il faut savoir que les scènes d’accouchement, dans les films, sont toujours les scènes où je pleure. Même dans le dernier des navets. Je suis tellement bouleversée par ce miracle de la vie, par cette rencontre unique au monde d’un petit être qu’on connaît sans vraiment l’avoir vu… pour moi, cela a quelque chose de quasi mystique !
En tout cas c’est un événement qui nous dépasse, et en ce sens ça m’émerveille et me bouleverse.
Souvent, je repense à mon accouchement de Victoire, je revis certains instants, et je me dis, peut-être que je devrais l’écrire, pour ne pas oublier…

Alors, en voyant que tu nous propose de raconter notre accouchement, je me dis que c’est sans doute l’occasion.

Ce sera ma façon, moi qui suis une lectrice fidèle mais silencieuse, de collaborer à ton blog. Et puis, je me dis que si j’ai été émue et inspirée par des récits d’accouchement, je ne suis peut-être pas la seule dans ce cas… Alors, voilà, je me jette à l'eau ! 

Par contre, je dois avouer que j’ai été très (trop) longue, je suis désolée. Tu peux couper si c’est nécessaire… Mais je suis heureuse de pouvoir partager cela, même si c’est difficile de raconter un tel événement, un tel flot d’émotions, une telle aventure…
"

Jouls, merci pour ton mail, ta confiance, ta fidélité et ton récit !

Pour lire le récit de la naissance de Victoire :
cliquez ici.

Pour partager avec nous le récit de votre accouchement : écrivez nous !
Par Maman Zen - Publié dans : Récits d'accouchement - Communauté : Parents 'Nature'
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 20:34


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Aujourd'hui c'est little_loulou qui nous raconte la naissance de son fils LM, à domicile, le 03/11/09. Bonne lecture !!!

"Lundi 2 novembre 2009, nuit de pleine lune, j'espérais que cela influencerai mon accouchement, la naissance de notre fils tant attendu... Le lundi soir, aucun signe précurseur vient troubler notre soirée en amoureux, la dernière à deux sans qu'on ne le sache.

 

Vers 3h15 (environ), je sens pendant mon sommeil deux contractions légèrement douloureuses dans le bas du ventre, contractions tout à fait différentes de celles que j'ai eu jusqu'alors. Je me dis que ça doit venir de la position dans laquelle je suis allongée, je me couche donc sur l'autre côté. A nouveau, deux contractions un peu douloureuse viennent envahir tout le bas de mon ventre. Je me dit que ça ne doit pas être cela, que cela ne peut pas être pour aujourd'hui, je n'y crois pas. Je me mets quand même à quatre pattes, position physiologique réputée pour soulager la douleur. A peine la position prise, je sens comme un léger écoulement entre mes jambes. Prise de bonheur mais d'inquiétude aussi, j'allume la lampe de chevet et réveille mon chéri: « Je crois que c'est pour aujourd'hui », il est 3h32. J'avais tellement pensé à ce moment, à la phrase que j'allais dire pour lui annoncer un éventuel début de travail, que finalement je suis déçu de la banalité énoncé. J'ai peur de me faire de faux espoirs. Je file au toilette bien naïvement, pensant que le reste de la poche des eaux allait sortir de suite. Rien du tout. Je retourne dans notre chambre, mon chéri s'est habillé prêt à installer le matelas, les draps et alèses, nettoyer la salle de bain et la baignoire (oui, notre salle de bains et encore en travaux!)... Je le freine un peu, j'ai vraiment peur de me réjouir pour rien. Je lui dit d'attendre. Je prends deux spasfons et me laisse jusqu'à 4h pour observer les signes et appeler notre sage-femme. Mais pas de doutes, quelques contractions un peu douloureuses mais très irrégulières surviennent encore. Contractions que j'essaye d'accompagner accroupi ou à quatre pattes mais en vain, la douleur ne s'atténue pas pour autant. Je pensais vraiment que ces positions allaient m'aider pendant le travail. Mon chéri pendant ce temps là, malgré mes doutes et réticences, commence à tout préparer, au cas où il n'en aurait plus le temps après! Bien lui en a pris. J'avais une petite liste de choses à préparer quand le travail s'enclenchera, pensant que j'aurais le temps au début, entre des contractions éloignés et non douloureuses, de faire tout cela: faire le liminent, préparer le lit du petit, allumer des bougies que j'avais préparé pour le jour J, mettre les morceaux de musiques sélectionnés... Mais les contractions m'ont tout de suite assailli, elles étaient de suite douloureuses bien qu'irrégulières. A 4h, j'appelle A., notre sage-femme, lui expliquant ma fissure  de la poche, mes ressentis, lui précisant que pour l'instant elle n'était pas obligée de venir, que l'on préfère rester rien que tout les deux pour ce début de travail. Je m'installe alors sur le ballon pour bouger mon bassin et aider mon fils à descendre, mon chéri s'installe sur le fauteuil juste derrière moi prêt à me masser et à m'accompagner lors des contractions. J'ai faim, je mange quelques gâteaux et bois un petit peu d'eau. Les contractions sont toujours bien présentes et irrégulières, j'ai l'impression de ne pas gérer la douleur, elles me font mal dans le bas du ventre. J'essaye d'observer leurs régularité à l'aide de mon portable mais je n'y arrive pas prise entre les contractions et la fatigue. Vers 5h, j'essaye de trouver une position où la douleur sera moins forte, je m'installe alors sur le matelas, posé dans le salon pour l'occasion, a quatre patte ou accroupi, mais rien ne me soulage vraiment. Après deux contractions, je perds les eaux, un grand et long écoulement chaud entre mes jambes. Je ne retiens pas, je laisse couler, ayant mis une protection sur le matelas. Je suis impressionné par la quantité. Et là je me dis que oui, le travail a bel et bien commencé, que la rencontre avec mon tout petit est proche. Je me réinstalle sur le ballon, seul endroit où la douleur y est plus supportable. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que le liquide coulait encore, malgré tout ce que j'avais déjà perdu auparavant! Je trempe encore trois bonnes serviettes, j'étais gênée, je ne voulais pas mouiller autour de moi, on venait de changer les draps! Les contractions sont toujours présentes, la douleur est un peu plus forte mais leur régularité n'est toujours pas au rendez-vous. J'ai peur d'en avoir pour un petit bout de temps encore ! J'ai mal, je suis fatiguée. On décide à nouveau de chronométrer les contractions pendant un petit quart d'heure et de rappeler la sage-femme ensuite. Notre chronométrage fut un échec. Je suis prise de fatigue, mon chéri approche la table, me pose le coussin d'allaitement dessus pour que je puisse m'y reposer, somnoler , récupérer. Vers 5h30, mon chéri appelle la sage-femme pour qu'elle se mette en route et vienne nous rejoindre. Je désespère, me dit que vu que les contractions sont irrégulières, j'en ai pour un petit bout de temps encore, j'ai mal, je suis fatiguée, j'ai l'impression de ne pas accompagner comme il faut les contractions et mon bébé qui avance. Je suis tendus. Mes contractions viennent à leurs rythmes, toujours douloureuses, tantôt espacés de 4-5 minutes, ce qui me permet de poser ma tête sur la table, de somnoler et de récupérer entre chaque contractions, mon bassin effectuant des rotations sur le ballon. Tantôt deux ou trois contractions à la suite où aucune pause n'est possible: j'essaye juste d'accompagner au mieux lors des piques de douleurs, mon chéri m'aidant beaucoup pour la respiration en soufflant avec moi, en me rappelant de respirer lorsque je me bloque. J'accompagne les contractions en chantant, en poussant des râles souvent de douleurs. Je demande soudain à mon chéri un seau, j'ai envie de vomir. Je regrette d'avoir mangé au début du travail. Très vite je rend  e qu'il y a dans mon estomac, cela me fais du bien et laisse plus de place à l'utérus pour travailler. Vers 6h, la sage-femme arrive, je suis en pleine phase de désespérance, me pensant loin de la délivrance et de mon petit bout. Ça fait mal, je fatigue. Mon bassin balance toujours et encore, je pousse des râles et fait des sons de plus en plus fort. A. m'encourage, me dit que c'est très bien, que j'accompagne bien ce petit bout dans sa descente. Je reprend peu à peu confiance même si j'ai vraiment mal, que la douleur se fait beaucoup ressentir dans le bas du ventre mais aussi dans le bas-du dos dû à mes mauvaises postures lors de précédentes contractions. Vers 6h30, Amandine me propose un bain, quelle bonne idée! Je m'en veux de ne pas avoir y penser auparavant! Elle va faire couler l'eau, mon chéri restant avec moi et m'accompagnant lors des contractions. L'eau prête, je m'y glisse avec plaisir, elle est chaude! Mais très vite la déception prend le dessus, les premières contractions sont tout aussi douloureuses. A. puis mon chéri, me versent régulièrement de l'eau chaude sur mon ventre qui n'est pas totalement immergé. Cela fait vraiment du bien! J'ai mal dans le dos, même hors des contractions. Je parle au bébé, lui dit de sortir, que l'on travaille bien tout les deux, qu'on y est presque! Je dit aussi que j'ai envie que l'on me l'enlève, que j'ai mal...Après 3-4 contractions, je sens l'envie de pousser, déjà! Le bébé appuie sur mon anus. J'accompagne les contractions en poussant, cela me soulage énormément. Mon chéri a glissé un bras derrière moi, j'y pose ma tête entre les contractions toujours aussi espacés pour y somnolé et récupéré. Après quelques contractions, A. me dit que je peux changer de position si je le souhaite, que cela fera peut-être avancer le travail et me dit aussi qu'au point où j'en suis, les positions à rechercher sont celle ou le bébé pourra le mieux progresser et non celle pour soulager la douleur, ce n'est de toute façon plus possible à ce stade là, il faut que bébé sorte.  Après un petit bout de temps d'hésitation (j'étais bien installée et trop fatiguée pour vouloir changer de position) je me décide enfin et me met face à mon chéri, dos au mur, les jambes écartés. Très vite en effet, je sens que le travail s'accélère, je m'accroche avec les bras autour du cou de mon chéri, et je pousse! Je me dis qu'il n'y a que ça pour le faire descendre. Je pensais vraiment le sentir glisser dans mon vagin, j'ai juste senti l'appui sur l'anus puis sur le périnée. Dur moment que ce passage! Finalement, après quelques poussées, mon fils sort sa tête, je suis toujours dans l'eau, le reste du corps sort tout seul. La sage-femme le réceptionne,et me le tends, il est 8h12. Prise dans la douleur, et surtout la fatigue, je suis comme anesthésié, je ne me souviens plus très bien de ce premier câlin, moi qui attendait tant ce moment là! J'ai le souvenir d'un corps agréablement chaud collé contre moi, propre, une tête bien chevelu et des petits yeux noir et bridés: j'avais l'impression d'avoir accouché d'un petit chinois. L'eau était devenu froide, ma position me faisait mal. J'ai senti une gêne entre les jambes, je me suis légèrement relevé et le placenta est sorti tout seul, entier, moins d'une minute après mon fils. Ayant toujours mal dans cette position, on décide de se blottir sous la couette, j'emporte mon fils encore tout chaud contre moi, A. me précédant avec le placenta encore accroché au bébé. Sentant une grande gêne et une douleur lors de ce petit déplacement, A. regarde et observe une petite déchirure. Pendant qu'elle me recoud, j'essaye de placer LM au sein. Très éveillé il plonge son regard dans le mien, que d'émotion! Je suis prise d'amour pour ce petit être, bienvenu LM. Je t'aime mon fils.

 

Cette période dans la baignoire m'a paru très courte, à peine plus d'une demi heure. Après avoir remémoré mon, notre, merveilleux accouchement avec mon chéri, il s'est avéré que j'y suis resté plus d'une heure et demi! Les contractions espacés les unes des autres m'ont vraiment permis de somnoler et de me reposer, perdant ainsi la notion du temps.

 

Finalement, les cours de préparation à la naissance ne m'ont pas été utiles. Une femme sait donner la vie, c'est au plus profond d'elle-même, elle n'a pas besoin de s'en remettre à d'autre pour savoir comment s'y prendre, je l'ai beaucoup ressenti lors de mon accouchement

.

  Voilà le récit d'une naissance rêvée, imaginée, respectée, entourée d'amour et d'encouragement, sans aucun gestes médicales mis à part l'écoute du cœur de notre bébé par trois fois. Il est agréable et doux de donner naissance dans l'intimité de son foyer. Merci à mon chéri d'avoir était là pour moi, de m'avoir suivi, guidé et accompagné pendant la naissance de notre  fils. Merci d'avoir su être là quand il le fallait. Et merci à  A., notre sage-femme, sans qui ce projet n'aurait pas pu se concrétiser."

Little_loulou : merci à toi pour ce superbe récit ! Je vous souhaite plein de magnifiques moments de douceur et de tendresse !!!

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Par Maman Zen - Publié dans : Récits d'accouchement - Communauté : Parents 'Nature'
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 09:00

B. nous raconte la naissance de son premier enfant :

"A 26 semaines, une sage femme m’annonce froidement et sans détours que si je continuais sur ce rythme, j’accoucherai dans quinze jours. A 28 semaines,  un bébé est tout juste viable.

Je suis déjà en arrêt maladie et reste déjà à la maison la plupart du temps !

Après une période de profond désespoir et d’inquiétude, je m’organise :

La toilette, le repas de midi sur le pouce, celui du soir avec mon mari et au lit toute la journée.

Ca tombe bien, je tricote et j’ai un bébé qui aura besoin de pulls cet hiver !

Ce n’est pas rose tout les jours. Mon plafond est bien blanc et les journées bien longues.

Un mois avant le terme, c’est la liberté !

Pas de contraction mais un col ouvert à un centimètre.

Nous sommes en aout, je me promène, je profite et rien ne vient !!

Nous sommes à 15 jours du terme.

Je me réveille à 2h40 du matin avec une furieuse envie de faire pipi mais rien. Impossible de me recoucher, cette envie revient toujours.

Vers 3h30, je commence à me demander si ce ne serait pas les fameuses contractions. Les « douleurs », gênantes mais pas plus, durent 40 secondes et s’enchainent toutes le minutes.

C’est un faux travail !

Les sages femmes le disent et le répètent, les contractions arrivent progressivement et les mamans disent que CA FAIT MAL !!

Je prends deux spasfons et une douche.

Je me recouche.

Impossible de trouver la bonne position.

4h30, en allant faire pour la millième fois pipi, je m’aperçois que je saigne. Ce n’est pas affolant vu que cela est arrivé à chaque consultation. Mais, on est proche du terme. Je réveille mon mari pour qu’on aille à la maternité, même si on doit revenir, je préfère savoir ce qui ce passe.

Il prend une douche, je me prépare tranquillement et on appelle un taxi.

Pas de chance, il y a un problème à l’entrée de l’autoroute et on reste coincé une demi-heure.

La position assise est inconfortable. A la maison, je pouvais marcher mais dans le taxi je dois prendre sur moi. Et j’ai toujours cette envie de faire pipi qui devient vraiment gênante.

Nous arrivons à la maternité à 6h.

Je peux enfin marcher et aller aux toilettes.

La sage femme doit m’examiner.

Restée allongée est une épreuve. Mais ici, on ne rigole pas ! Il faut que je reste allongée !

9cm !!! Super, je croyais faire un faux travail et je vais avoir mon bébé !!

La sage femme me dit qu’on a le temps pour la péridurale vu que le bébé est haut. J’aurai du me douter du gag vu que le bébé est resté bas tout au long de ma grossesse.

En attendant l’anesthésiste, je dois rester allongée. Heureusement la perspective de la péridurale me rassure car cela devient un peu douloureux.

L’anesthésiste rentre dans la pièce et là… JE POUSSE !!!

Impossible de me contrôler, c’est trop fort et ca fait trop de bien.

Mon mari sort discrètement, il est plus transparent que blanc et commence à perdre ses eaux !

Je me fais limite engueuler : « Ne poussez pas, je n’ai pas mes gants ! ». Et le seul mot de l’anesthésiste a été : « Mais madame arrêtez de bouger et tenez le masque. »

Moi, faut que je pousse. J’attrape les poignées prévues à cet effet, je panique. Je n’y arriverai pas. L’infirmière me fait ouvrir les yeux et me dis que là il faut que je pousse, que j’y arrive très bien et que mon bébé arrive.

Une dernière poussée et il est là.

Tout doux, tout chaud, tout beau…

Il est 6h30.

Après un petit câlin, on l’a emmené. C’est à se moment que mon mari l’a vu, sans moi. Il a été baigné, pesé, « vérifié » et habillé. Puis on me l’a mis au sein.

J’ai eu un travail de 4h, je n’ai vraiment senti de douleur qu’au moment où j’ai eu envie de pousser et pas de péridurale.

 

L’accouchement rêvé ? Non : c’était trop rapide, même pas le temps de réaliser et hop, il est là. Et je n’ai rien contrôlé, j’ai juste l’impression de m'être fait engueuler le plus beau jour de ma vie… "

Merci à toi pour ce joli témoignage qui montre bien l'importance d'accepter de ne rien contrôler ce jour là ... pour les mamans mais aussi pour le personnel médical ! Quand c'est le moment, c'est le moment avec ou sans gants/masque/péridurale !!!


Pour partager avec nous votre belle aventure : c'est
ici 

Par Maman Zen - Publié dans : Récits d'accouchement - Communauté : Parents 'Nature'
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /2009 09:00
Laure nous raconte la naissance de son fils Adrien  :

"On c'était dit qu'il serait amusant qu'il naisse le 3, car cela ferait exactement 2 ans et demi après sa grande soeur. Mais notre loulou était prévu pour le 15 décembre, alors cela faisait quand même un peu tôt. Et puis tout allait bien. Pas de signe précis de l'arrivée de bébé, sauf peut-être depuis 2 semaines, une vive douleur dans le bas du dos, une hernie en somme, qui me faisait vraiment mal. L'ostéopathe m'a dit qu'il ne pouvait pas faire grand chose pour me soulager, mais quelques massages doux m'ont soulagé un peu. Il m'a dit, à mon étonnement, que c'était probablement le début du travail...Ah ? Bon...d'accord. Comme pour ma fille, je n'avais rien eu de similaire, c'était possible après tout.

Et puis, comme tous les soirs depuis 2-3 mois, j'avais bien du mal à m'endormir et je lisais tranquillement dans le lit. Je regarde l'heure : il est 1h du matin. Je me dis qu'il faut que j'essaye de dormir et éteint la lumière. Et soudain, je prends conscience que je ressens quelque chose dans les reins. Comme une douleur sourde, par vraiment douloureuse, mais comme une vague qui part et qui revient. Cela m'a interpelé, car une amie m'avait parlé de ses contractions "dans les reins" pour ses accouchements. Pour ma fille, je n'avais pas du tout ressenti cela, j'avais des contractions dans le ventre uniquement. Donc, je rallume, la lumière et regarde le réveil. Je calcule que ces "vagues" arrivent toutes les 4 minutes environ. Tiens, bon, je vais me lever et aller au salon pour vérifier tout ça, sans réveiller mon chéri qui dort paisiblement... mais à peine levée, je m'aperçois que je perds du sang... suffisamment pour que ça coule un peu parterre, mais cela va s'arrêter rapidement. Quoi que ce soit, il faut aller vérifier, et je réveille doucement mon homme pour lui dire qu'il faut qu'on aille à l'hopital faire un contrôle. L'accouchement est prévu dans 12 jours, donc c'est un peu tôt mais, bon, je décide de prendre quand même ma petite valise. Il est 2h10 du matin. Nous appelons la nounou de Claire, qui a gentillement accepté de nous la garder au cas "où"... et nous réveillons notre puce afin de la déposer chez elle. Ma puce est toute gentille, se réveille doucement, ne dit rien du tout : nous lui expliquons ce qui se passe, et elle accepte sans problème de se rendormir chez tata et tonton...jusqu'à 9h du matin !!! ce qui n'arrive jaaamais à la maison !!!

Nous arrivons à l'hopital à 3h00. J'ai toujours des douleurs sourdes dans les reins, mais rien de bien méchant. Je souffle lentement quand cela devient un peu plus fort. C'est une nuit d'orage et je suis une des premières maman à arriver...de nombreuses autres vont suivre cette nuit là! Il parait que c'est fréquent, les accouchements ont souvent lieu sous les orages ! On me met dans une chambre en observation, le monitoring ne montre rien de bien avancé pour l'instant. Mais moi, j'ai, vers 3h30, la sensation désagréable de devoir aller au toilette. J'y vais donc, mais sans succès. Une forte pression s'exerce sur le périné et la zone arrière, c'est très pénible. Je dois rester debout, car la position couchée ou assise m'est insupportable, et de toute façon, je vais au toilette toutes les 5 min - mais toujours avec les même résultat. J'ai vraiment mal et je respire fort et souffle longuement à chaque contraction. On nous a dit de sonner quand cela n'irait plus, et je dis à mon homme de sonner, car vraiment, j'ai très mal. Mais il est environ 4h-4h30, et le personnel est très occupé et personne n'arrive. Le temps me parait long, et l'on resonne.

Enfin, vers 5h, je pense, quelqu'un arrive. J'explique ce qui se passe et l'on me demande de m'assoeir pour m'examiner, et comme je dis que j'ai l'impression de devoir aller au toilette, la sage-femme me met un bassin sous les fesses.......ouououhhh là là; c'était une sensation insupportable et j'ai hurlé de l'enlever immédiatement !!! Je ne pouvais en fait pas rester couchée. La sage-femme me dit à ce moment là qu'on allait aller en salle de travail, et nous y allons, à moitié en marchant, à moitié en fauteuil roulant. Et puis je lui demande alors :"je peux avoir une péridurale ?" et là, elle me dit "Oh non, c'est bien trop tard, vous êtes déjà à 9 cm !!!" ...ô désespoir, je me vois mal souffrir comme ça pendant encore des heures !!! Pour ma fille, l'accouchement avait duré 11h, alors j'en avais encore pour 6h au moins !!! La salle d'accouchement est agréable, pas très grande, et c'est très calme, car il est seulement 5h20 du matin. Les sage-femmes expliquent la raison du retard et sont très gentilles et attentionnées. Je m'installe sur le dos, mais en position semi-assise, ce qui est assez supportable.

Au bout d'une minute, elle me dit qu'il va falloir percer la poche des eaux puisque cela ne s'est pas fait tout seul...Sgrrrgggmmmmfff !!! Je savais que la chose en elle-même allait être très désagréable - c'est drôle, même sans l'avoir vécu, mais je crois l'avoir entendu dire par quelqu'un - mais surtout, cela serait mille fois plus douloureux après ! Et en effet !!! Allez, il faut pousser maintenant! Déjà ? eh oui, c'est le moment ! Je respire fort et expire longuement à chaque contraction et je pense que cela m'a aidé à détendre complètement les tissus. Je pousse : 1 fois, 2 fois, je crois 3 fois, et elle me dit "Voilà, il arrive !!!"...et hop; voilà que je sens une petit chose glisser et un énorme soulagement, mais sans vraiment comprendre.........et je demande "Il est là" ? .....oui, il est là !!!!

Adrien pousse un petit cri, tout doucement, et on me le met sur moi. Il me regarde bien dans les yeux et tête immédiatement un petit peu : qu'il est beau ce bébé là!!!

Il ressemble énormément à sa soeur à la naissance, et j'ai l'impression de le connaître déjà ! Il est né le 3 décembre 2007, à 6h15, 3kg 980 et 54 cm.

Le papa a été présent d'un bout à l'autre et à l'écoute de tous mes besoins, discret et présent, comme il fallait ! Il a été très fiers de nous, un peu moins ému que pour l'arrivée de sa fille (c'était plus impressionnant et beaucoup plus long !), mais a fondu d'amour pour son fils dès la 1ere seconde !


L'accouchement a duré 5h15, dont 3h15 de travail réellement douloureux, mais sans déchirure, épisio ni péridurale. Je suis persuadée que le fait de rester debout à faciliter la descente du bébé biensur, mais aussi la respiration et la visualisation mentale de la détente des tissus pour assouplir le col. Je conseille donc à toutes les mamans d'essayer de le faire.

C'est un merveilleux souvenir !!! Adrien a bientôt 2 ans, et je souhaite un accouchement comme celui-là à toutes les mamans !!!"

Merci Laure d'avoir partagé avec nous cet émouvant récit ! Mille bisous à tes deux trésors !
Par Maman Zen - Publié dans : Récits d'accouchement - Communauté : La communauté des bébés
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 09:00



Sylvie a testé l'haptonomie et vous livre son témoignage :

 

"L'haptonomie, c'est un terme bien compliqué pour une pratique extrêmement douce.
Si vous allez sur les sites officiels vous aurez de nombreuses informations complexes, aux antipodes de la simplicité de la pratique.

En quelques lignes ... l'haptonomie part du principe que le bébé est capable de communiquer dès cinq mois in utéro puisque ses organes sensoriels sont fonctionnels. A ce terme, le bébé n’est pas isolé dans le giron maternel, mais perçoit  son environnement : les voix, les sons, et bien sûr le contact des mains sur le ventre, les émotions de sa mère (joyeuses ou tristes.) ... C'est autour de ce contact psycho-tactile que le cœur des séances va se construire.

Pour notre première fille nous avons été suivis par une pédiatre, formée à l'haptonomie.
Bien que mon mari soit un peu récalcitrant, chaque séance était divinement agréable pour tous les deux ...(même si mon mari prétendait ne pas vouloir se laisser convaincre par l'intérêt de la pratique...) .

Les séances se déroulaient toujours dans une ambiance d'extrême respect du bébé et des parents. La thérapeute prenait contact avec le bébé, le saluait et nous invitait à se joindre à elle, par le biais du contact des mains sur le ventre.
Avec cette première thérapeute nous avons beaucoup fait de jeux de mains avec bébé et mon mari a beaucoup appris à me positionner.

En semaine, si il s'absentait beaucoup pour son travail, il essayait au moins de refaire très sérieusement les bercements et autres modelages que lui avait montré la pédiatre.
Bébé réagissait immédiatement c'était un vrai bonheur !

En fin de grossesse mon bébé calait souvent ses pieds sous mon sternum... avec l'haptonomie, je le faisait glisser lentement en jouant avec lui. De temps en temps  il reprenait sa position au bout de quelques heures... mais entre temps j'avais eu un peu de répis. 

C'était ma première grossesse et donc mon premier accouchement... le jour J, je n'ai rien pu appliquer de ce que j'aurai pu faire "haptonomiquement  parlant" .....même si tout s'est finallement assez bien passé j'ai eu quelques regrets et me suis promise, une fois les grandes émotions passées, que je ferais plus "haptonomique" la prochaine fois...


Pour la deuxième grossesse, nous avions déménagé et du coup nous avons eu une autre thérapeute, psychologue cette fois. L'ambiance de confiance et de douceur s'est tout de suite mise en place, comme la première fois. C'était formidable.

Les séances étaient complètement différentes de la première fois, moins techniques, moins kinesthésiques,  plus parlées (normal me direz vous !) mais pas psychothérapeutique pour autant.

Nous attendions toujours nos séances avec impatience. Nous en ressortions toujours avec quelque chose en plus : un nouveau jeu, une nouvelle idée de massage, une nouvelle position agréable ou simplement une meilleure confiance en nous.

Cette seconde fois, plus expérimentés, plus âgés nous avons pu exiger certaines choses à la maternité. Le jour de l'accouchement nous sommes arrivés mieux préparés et avions quelques exigences « haptonomiques ».

Sans pour autant faire un accouchement comme peuvent le recommander certains "puristes" de l'haptonomie, nous avons pu travailler plus en douceur. Mon mari m'a aidé par des petits gestes tous simples, des mains à peine posées qui suivaient la progression de bébé, des pressions qui focaliaient mon attention. Le cordon n'a pas été coupé tout de suite, bébé n'a pas été lavé mais juste essuyé, nous l'avons gardé longtemps avec nous en peau à peau...etc...

Tous les accouchements sont des moments magiques, mais nous sommes arrivés au terme de ces grossesses avec une immense confiance en nous (en nous trois: papa,maman et bébé !)

L’haptonomie périnatale n’est pas une petite pratique sympathique qui fait des petits bonjours à bébé. L’expérience (et vous le lirez à l'occasion dans les liens que je vous donne...) nous montre la compétence acquise par bébé, sa tonicité, et sa présence au monde.
Je garde de magnifiques souvenirs des séances "d'hapto", et des moments de complicités que nous retrouvions avec bébé et mon mari en dehors des consultations.

Avant de terminer, juste un mot pour vous dire que seul le numéro suivant est en mesure de vous fournir la liste de vrais praticiens formés à l'haptonomie, telle que la voulait son créateur, c'est-à-dire un accompagnement psycho-tactile fait dans la confiance et le respect.

Lors de votre première séance si vous n'êtes pas conquis, changez d'adresse, comme dans toute démarches thérapeutiques, la rencontre doit vous apporter un plus indéniable.

Ne vous obstinez pas en pensant faire quelque chose de bien pour votre bébé.

Deux de mes amies ont abandonné : l'une parce que ce que proposait le thérapeute ne lui semblait pas lui apporter un vrai « plus », l'autre parce qu'elle avait l'impression que le jeu se passait entre la thérapeute et son bébé et qu'ils (elle et son mari) en était exclus.

Il n'y a pas que de bons praticiens, n'hésitez pas à faire honneur aux personnes qui le méritent.

Pour connaître la liste des diplômés en Haptonomie:

CIRDH
Mas del Ore  
66400 Oms 
Tel : 04-68-39-42-23

Sylvie maman de Luna et Maé"

Liens utiles :

    www.haptonomy.org/

www.doctissimo.fr/html/grossesse/accouchement/gr_4238_haptonie.htm


www.ch-belvedere.fr/zoom/hapto

Merci Sylvie pour ce retour complet et passionnant !
Par Maman Zen - Publié dans : Récits d'accouchement
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