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B. nous raconte la naissance de son premier enfant :
"A 26 semaines, une sage femme m’annonce froidement et sans détours que si je continuais sur ce rythme, j’accoucherai dans quinze jours. A 28 semaines, un bébé est tout juste viable.
Je suis déjà en arrêt maladie et reste déjà à la maison la plupart du temps !
Après une période de profond désespoir et d’inquiétude, je m’organise :
La toilette, le repas de midi sur le pouce, celui du soir avec mon mari et au lit toute la journée.
Ca tombe bien, je tricote et j’ai un bébé qui aura besoin de pulls cet hiver !
Ce n’est pas rose tout les jours. Mon plafond est bien blanc et les journées bien longues.
Un mois avant le terme, c’est la liberté !
Pas de contraction mais un col ouvert à un centimètre.
Nous sommes en aout, je me promène, je profite et rien ne vient !!
Nous sommes à 15 jours du terme.
Je me réveille à 2h40 du matin avec une furieuse envie de faire pipi mais rien. Impossible de me recoucher, cette envie revient toujours.
Vers 3h30, je commence à me demander si ce ne serait pas les fameuses contractions. Les « douleurs », gênantes mais pas plus, durent 40 secondes et s’enchainent toutes le minutes.
C’est un faux travail !
Les sages femmes le disent et le répètent, les contractions arrivent progressivement et les mamans disent que CA FAIT MAL !!
Je prends deux spasfons et une douche.
Je me recouche.
Impossible de trouver la bonne position.
4h30, en allant faire pour la millième fois pipi, je m’aperçois que je saigne. Ce n’est pas affolant vu que cela est arrivé à chaque consultation. Mais, on est proche du terme. Je réveille mon mari pour qu’on aille à la maternité, même si on doit revenir, je préfère savoir ce qui ce passe.
Il prend une douche, je me prépare tranquillement et on appelle un taxi.
Pas de chance, il y a un problème à l’entrée de l’autoroute et on reste coincé une demi-heure.
La position assise est inconfortable. A la maison, je pouvais marcher mais dans le taxi je dois prendre sur moi. Et j’ai toujours cette envie de faire pipi qui devient vraiment gênante.
Nous arrivons à la maternité à 6h.
Je peux enfin marcher et aller aux toilettes.
La sage femme doit m’examiner.
Restée allongée est une épreuve. Mais ici, on ne rigole pas ! Il faut que je reste allongée !
9cm !!! Super, je croyais faire un faux travail et je vais avoir mon bébé !!
La sage femme me dit qu’on a le temps pour la péridurale vu que le bébé est haut. J’aurai du me douter du gag vu que le bébé est resté bas tout au long de ma grossesse.
En attendant l’anesthésiste, je dois rester allongée. Heureusement la perspective de la péridurale me rassure car cela devient un peu douloureux.
L’anesthésiste rentre dans la pièce et là… JE POUSSE !!!
Impossible de me contrôler, c’est trop fort et ca fait trop de bien.
Mon mari sort discrètement, il est plus transparent que blanc et commence à perdre ses eaux !
Je me fais limite engueuler : « Ne poussez pas, je n’ai pas mes gants ! ». Et le seul mot de l’anesthésiste a été : « Mais madame arrêtez de bouger et tenez le masque. »
Moi, faut que je pousse. J’attrape les poignées prévues à cet effet, je panique. Je n’y arriverai pas. L’infirmière me fait ouvrir les yeux et me dis que là il faut que je pousse, que j’y arrive très bien et que mon bébé arrive.
Une dernière poussée et il est là.
Tout doux, tout chaud, tout beau…
Il est 6h30.
Après un petit câlin, on l’a emmené. C’est à se moment que mon mari l’a vu, sans moi. Il a été baigné, pesé, « vérifié » et habillé. Puis on me l’a mis au sein.
J’ai eu un travail de 4h, je n’ai vraiment senti de douleur qu’au moment où j’ai eu envie de pousser et pas de péridurale.
L’accouchement rêvé ? Non : c’était trop rapide, même pas le temps de réaliser et hop, il est là. Et je n’ai
rien contrôlé, j’ai juste l’impression de m'être fait engueuler le plus beau jour de ma vie… "
Merci à toi pour ce joli témoignage qui montre bien l'importance d'accepter de ne rien contrôler ce jour là ... pour les mamans mais aussi pour le personnel médical ! Quand c'est
le moment, c'est le moment avec ou sans gants/masque/péridurale !!! ![]()
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